31 janv. 2009

Ski-Musée-Vous!

Profitant de l'affluence de skieurs et de planchistes à Sutton en ces journées bénies, au lendemain de tempêtes que l'on déteste tant à Montréal, mais qui font le plaisir des amateurs de plein air, le musée s'affiche au village et à la station de ski.

Adèle Dion a bien accepté de se prêter au jeu de la femme-sandwich en ce samedi matin frisquet (il fait -12 à la montagne), en distribuant aux visiteurs un petit feuillet intitulé Ski-Musée-Vous! Il rappelle aux gens que le musée est ouvert les samedis et dimanches de 13 h à 18 h, permettant ainsi de pouvoir visiter l'expo Les Canadiens passent par Sutton... en train! après la journée de plein air, la station fermant à 16 h.

Les dirigeants du musée aimeraient souligner la commandite du Groupe Corlab (Jean Delisle, président) qui a imprimé gracieusement les bannières qui ornent la rue Principale de Sutton. Merci aussi à la Ville de Sutton, au Mont Sutton, au Pacte rural, au Bureau d'accueil touristique de Sutton, au Club de Hockey Canadien et à Réjean Houle, ambassadeur des Anciens Canadiens, pour leur excellente collaboration, ainsi qu'à Robert Stowe, notre imprimeur local, qui a produit les billets, les affichettes ainsi que les feuillets publicitaires.

Si vous êtes vous aussi intéressé(e) à commanditer le musée ou à y organiser un événement (cocktail, soirée privée, etc.), communiquez avec Richard Leclerc au 450 538-2883 ou au 514 891-9560.

28 janv. 2009

RDS - Reportage diffusé le jeudi 22 janvier 2009

Merci à RDS de nous permettre de diffuser à nouveau ce reportage sur notre blog, et tout spécialement à Martin Jolivet pour son excellente collaboration.

Exhibit sure draw for hockey fans young and old

Wendy Denman
L'Avenir et des Rivières, 28 janvier 2009Émile "Butch" Bouchard and Richard Leclerc pose at the Train Museum in Saint-Constant, where the old-timers spent the day reminiscing.
Photo : Julien Archambault-Leclerc

Kids will do almost anything to see their heroes. Today it's hours in line to get a ticket for a rock concert. Fifty years ago, Brome-Missisquoi youngsters braved the winter's cold in the middle of the night to catch a glimpse through a train window of the hockey greats. >In the forties and fifties the passenger trains still went through Sutton, it was on the route to Boston and the train the Montreal Canadians hockey team took from a Saturday night game at the Forum to a game the next night in Boston," said Richard Leclerc.

"The train went through about 1 am. The players would be drinking beer, smoking cigars, playing cards - having a great time, the passenger car full of smoke. The train would stop about 20 minutes to fill up on water, because of the steam engine, and the platform would be full of local kids. There was no TV hockey in those days. The kids just lived to see their favorite players, and looking in those train windows was the only chance they got."

Inspired
One of those kids, Richard Mireault, now President of the Sutton Museum, told Leclerc the story last summer. "I was inspired. We were looking for ideas for special exhibits to bring people into our museum from the whole region, something beyond our regular displays that would keep people coming back and something to make it worthwhile opening in the winter. And what better exhibit with Les Canadiens celebrating their 100 Anniversary this year."

Thus was born 'The Canadians Pass through Sutton - on the Train!' an exhibit that honours both the hockey players and trains of yore. Leclerc contacted some of the old-timers, legendary names like Bob Fillion and Emile Bouchard, who were delighted be involved and lent their extensive personal collections of memorabilia, clippings and photographs. CP and CN helped with the train aspect of the retrospective.

Saint-Constant
In December, Richard Leclerc took a group of old-timers to the Train Museum at Saint-Constant where one of the cars the boys rode is on display. "The players loved it and we shot a video, about 15 minutes of them and the train reliving some of those trips - it's part of the exhibit.

"We show what the life of a professional hockey player was like from the mid-1940's to 1964. We've even recreated Maurice Richard's living-room," said Leclerc. "By 1965 the hockey teams stopped travelling by train. There's no station in Sutton anymore, a few trains go through, all freights, and they don't stop. What we've done is show an important and nostalgic chapter in our history".

On January 16, two-time Stanley Cup winner Bob Fillion, Sutton Mayor Ken Hill and MRC prefect and Cowansville Mayor Arthur Fauteux helped Leclerc and Mireault officially open Canadians... on the Train in the presence of Pierre Bouchard, an othe retired player. The exhibit continues at the Sutton Museum, 30A rue Principale, Sutton, open to the public Saturdays and Sundays from 1 pm to 6 pm, until March 29. Entrance $5 for adults, $2 for children under 12 and $10 for families.

25 janv. 2009

À la recherche de femmes ou d'hommes sandwich!


Le Musée des communications et d'histoire de Sutton est la recherche de personnes qui seraient intéressées à faire de la promotion de l'exposition les samedis et dimanches à la station de ski du Mont Sutton et sur la rue Principale du village.

Si vous êtes intéressé(e)s, communiquez avec Richard Leclerc
Sutton : 450 538-2883
Portable : 514 891-9560

24 janv. 2009

Réponses aux sondages du blog

Deuxième sondage
Comment avez-vous appris l'existence de l'exposition Les Canadiens passent par Sutton?
Les gens pouvaient choisir plus d'une réponse...
40 % l'ont appris par facebook*
26 % de bouche à oreille
20 % par La Presse ou par Le Guide de Cowansville
13 % par RDS ou par sites Web
6 % par le Journal de Montréal, Info-Sutton ou directement sur ce blog
* mais faut avouer que j'avais envoyé de l'info à plus de 700 amis!!

Premier sondage
Croyez-vous que Guy Carbonneau devrait laisser Carey Price participer aux activités du Match des Étoiles ?
25 % ont répondu qu'il ne devait jouer qu'au match dimanche
75 % espéraient qu'il participe aussi aux activités de samedi
C'est ce qu'il a fait le samedi 24 janvier... sans trop de succès! Ça n'a pas été trop mal le lendemain, au match, avec seulement deux buts accordés...

23 janv. 2009

Ce que les visiteurs pensent de l'expo ou du musée

Pierre Bouchard, Richard Leclerc, Bob Fillion, Michel Leclerc et trois jeunes amateurs de Sutton.
Photo : Andréanne Larouche

Une belle histoire et une superbe complicité d'équipe. Bravo «Maurice» et Louis, Jean et Richard. François Dandenault (Le père de Mathieu)

Excellente idée, je vous souhaite une belle réussite. Jean-Paul Deslières

Félicitations pour l'initiative et la réalisation. Christian Ouellet, député fédéral de Brome-Missisquoi

Très belle exposition! Il fait aussi froid que sur la glace! Isabelle Savoie

Bravo à toute l'équipe pour la belle histoire des Canadiens. Huguette Mireault

What a great exposition. Thanks to all who did so much work to accomplish this. Heather Sherrer

Félicitations pour le travail accompli. Nous vous souhaitons beaucoup d'autres années. Jean Gélinas, Frelighsburg

Quelle fabuleuse exposition. Beau travail d'équipe... la ligue du vieux poêle va en parler longtemps! Marie Amyot

Vous avez eu du flair en pensant à cette exposition! Quelle belle idée en cette année du centenaire, d'avoir mis sur pied Les Canadiens passent par Sutton... en train! Un joli clin d'oeil aux cent ans de notre «Sainte Flanelle». En espérant que votre bon travail soit récompensé par de nombreux visiteurs qui viendront s'imprégner de l'ambiance mythique du «bleu, blanc, rouge»... Andréanne Larouche, Cowansville

Il y a une façon d'apprécier l'histoire et c'est grâce à des gens d'excellence qui ont la conscience et la volonté de la protéger... Merci! Val

Félicitations au vaillant concepteur et à son équipe... merci! Serge

Bravo! Eloïse Brouillette (fan de Carey Price), Granby

Merci pour ce beau musée, ça nous ramène dans le temps et de beaux souvenirs! Viviane Duchesne, Trois-Rivières

Je crois que cette exposition ira bon «train»! Avec un capitaine comme Richard, nous irons loin... en séries. Michel Leclerc, Sherbrooke

On en parle même dans le Journal de Montréal!

André Rousseau
Journal de Montréal
22 janvier 2009Bob Fillion, ex-coéquipier du Rocket durant les année 1940, a procédé à l'ouverture officielle de l'exposition sur les Anciens Canadiens à Sutton. Il était entouré de Richard Leclerc, concepteur de l'exposition, de Kenneth Hill, maire de Sutton, d'Arthur Fauteux, préfet de la MRC Brome-Missisquoi, et de Richard Mireault, président du Musée de Sutton.

Photo : Andréanne Larouche

21 janv. 2009

Le Journal des Canadiens de RDS passe aussi par Sutton

Premier passage le jeudi 22 janvier, à 19 h, sur les ondes de RDS, en reprise le samedi 23 janvier à midi, l'émission Le Journal des Canadiens. En compagnie de David Arsenault et François Gagnon, voyez ce qui se passe dans l'actualité du Club de hockey Canadien et découvrez le reportage de Mathieu Jolivet réalisé au Musée de Sutton la semaine dernière. Finalement, ça donne un avant-goût assez intéressant de la visite que vous ferez certainement au musée prochainement!

Merci aussi à Vicky, une amie facebook, pour la visibilité qu'elle nous offre sur son blog bebehabs.com.

Caméraman en action - Photo de Richard Leclerc

La fièvre du Tricolore gagne Sutton!

Alain Bérubé
Le Guide, 21 janvier 2009Le «parrain» de l'exposition, Bob Fillion, en compagnie de Richard Mireault, président du Musée des communications et d'histoire de Sutton, le maire Kenneth Hill et Richard Leclerc, instigateur de l'exposition.
Photo: Alain Bérubé

Le Musée des communications et d'histoire de Sutton se transformera, jusqu'au 29 mars, en un véritable temple du hockey. Si on en croit la réaction positive des visiteurs lors du lancement de l'exposition «Les Canadiens passent par Sutton... en train!», ce vent de nostalgie soufflera avec force.

Le projet piloté par Richard Leclerc, un partisan de longue date de la «Sainte Flanelle», fait l'unanimité. Avec la ferveur qui entoure le 100e anniversaire des Canadiens de Montréal, cette exposition tombe en plein dans le mille.

«Lorsque j'ai su que les Canadiens faisaient escale à la gare frontière de Sutton, lors des voyages vers Boston, afin que le train se ravitaille en eau, ce fut pour moi un vrai déclic. Il a fallu faire bien des recherches, car les informations sur cette belle époque sont rares sur Internet», explique l'organisateur de l'événement, qui espère attirer d'autres anciens joueurs des Canadiens au cours des prochaines semaines.

Richard Mireault, président du musée, se rendait lui-même sur les quais de la gare afin d'approcher les Glorieux. Lors du lancement de l'exposition, vendredi dernier, il avouait retrouver son coeur d'enfant. «Cette exposition temporaire nous permet de partager plusieurs belles anecdotes, par le biais de photos, coupures de journaux, articles de tous genres et documents audio-visuels. Il y a même à l'extérieur un traîneau ayant appartenu à Lord Stanley (Note du blogueur : le 16 janvier seulement - merci à Paul Bienvenu, de Bromont). Cela permettra au grand public de redécouvrir notre musée, tout en évoquant de beaux moments de l'histoire des années 40 et 50 à Sutton», dit-il.La croisière s’amuse! Léo Lamoureux, Roger Léger et Glen Harmon entourent «Butch» Bouchard, le célèbre no 3 du Canadien. Vers 1946. Collection Émile Bouchard. Photo de Roger St-Jean.

Voyage dans le temps
Robert «Bob» Fillion, maintenant âgé de 89 ans - et détenteur de deux bagues de la Coupe Stanley - a les yeux brillants lorsqu'il visite l'exposition sur les Canadiens. Même la longueur du trajet entre Montréal et Boston ne venait pas à bout du bonheur qu'il avait à fraterniser avec ses coéquipiers. Les parties de cartes et les longues discussions tissaient de solides liens d'amitié. «On ne gagnait pas des millions comme les joueurs d'aujourd'hui, mais on avait quand même bien du fun!», aime-t-il relater.

Un documentaire, présenté lors de l'exposition, relate diverses histoires vécues à bord des trains par des joueurs tels Émile Bouchard, Gerry Plamondon, Elmer Lach et Bob Fillion. Ce dernier, qui parraine l'exposition, se montre ravi face à l'accueil des gens. François Dandenault, le père de Mathieu (qui joue actuellement pour les Canadiens), a collaboré à rassembler ces joueurs au musée Exporail de St-Constant, en décembre dernier.

«C'est impressionnant de voir comment les gens adorent les Canadiens. Je suis très heureux de participer à cette exposition», a déclaré M. Fillion, maintenant âgé de 89 ans et détenteur de deux bagues de la Coupe Stanley.

Pierre Bouchard, qui porte fièrement cinq bagues de la Coupe Stanley et fils d'Émile «Butch» Bouchard, a également assisté au lancement. «Les fans des Canadiens sont plus enthousiastes que jamais. Avec les festivités entourant le centenaire de l'équipe, l'exposition de Sutton tombe très bien», mentionne-t-il.Le maire de Sutton, Kenneth Hill, parle d'un très bon coup pour le musée et pour la communauté de Sutton. «Cela permet de faire connaître notre beau musée à un public encore plus large. Je tiens à saluer l'excellent travail accompli par MM. Leclerc et Mireault, ainsi que toute l'équipe de bénévoles qui ont supporté leurs efforts», dit-il.

On peut admirer cette exposition jusqu'au 29 mars les samedis et dimanches, de 13h à 18h, au 30-A, rue Principale Sud à Sutton. Les profits serviront à la mise sur pied d'autres expositions, dont celle sur Jehane Benoit, animatrice et chroniqueuse culinaire ayant demeuré à Sutton.

Photo de Pierre Bouchard, Richard Leclerc et Bob Fillion : Andréanne Larouche

20 janv. 2009

Bob Fillion enchanté par l'expo dont il est le « parrain »

Le 16 janvier, quand Bob Fillion a découvert l'exposition Les Canadiens passent par Sutton... en train!, il a été tout simplement enchanté. D'abord par le Salon Maurice Richard, qu'on entrevoit dans la photo ci-haut, mais aussi par le vidéo où il partage la vedette avec Émile « Butch » Bouchard, Elmer Lach, Phil Goyette, Norm Dussault et Gerry Plamondon.

Puis, il a été ému par l'Espace Bob Fillion qui lui est réservé. Car c'est en grande partie grâce aux nombreux artéfacts et coupures de journaux qu'il a fournis que cette exposition a pu voir le jour. Notre « parrain » nous a aussi remis un chandail, autographié par onze anciens joueurs, ainsi qu'un bâton de hockey, avec neuf signatures, qui sont maintenant accessibles par le biais d'un encan silencieux.

Pierre Bouchard met l'épaule... au traîneau!


Vendredi 16 janvier, après avoir ouvert officiellement l'exposition Les Canadiens passent par Sutton... en train!, il fallait «recharger» le traîneau de Lord Stanley dans sa remorque pour que monsieur Paul Bienvenu, qui nous l'a gracieusement prêté pour cet événement, le ramène dans son musée personnel, à Bromont. Nous avions donc besoin de bras et Pierre Bouchard n'a pas hésité à nous donner un coup de pouce... malgré le froid sibérien! Sur les photos, prises par Andréanne Larouche, on reconnait Michel Leclerc et Pierre Bouchard.

Faites un don au Musée de Sutton et courez la chance de gagner un chandail des Canadiens!

Ce chandail est autographié par tous les joueurs de l'édition 2008-2009. Un don de 2 $ vous donne une chance de gagner et un don de 5 $, trois chances de gagner. Mieux encore : faites un don de 10 $, obtenez six chances de gagner et devenez membre des Amis du musée! La carte de membre, renouvelable chaque année, vous permet aussi de visiter le musée à volonté, sans frais, pendant les heures d'ouverture de toutes les expositions présentées en 2009, ainsi que la collection permanente.

Vous pouvez faire un don en passant visiter l'exposition au musée ou par la poste, en envoyant un chèque à l'attention du Musée des communications et d'histoire de Sutton à l'adresse suivante :

Case postale 2233, Sutton (Québec) J0E 2K0

N'oubliez pas d'inscrire une adresse de retour pour qu'on puisse vous faire parvenir la preuve de votre participation. Merci d'appuyer le musée, mais aussi au Club de Hockey Canadien pour ce don!

18 janv. 2009

Ici et là

Émilie Folie-Boivin
Le Devoir, Édition du vendredi 16 janvier 2009Bob Fillion posant fièrement devant le traîneau de Lord Stanley, prêté pour la journée d'ouverture officielle, le 16 janvier, par Paul Bienvenu, collectionneur de Bromont.
Photo : Richard Leclerc

La fièvre du hockey - Le Musée des communications et d'histoire de Sutton offre aux amateurs des anecdotes sur le hockey dans les années 40, à l'époque où les Canadiens passaient par la ville en train. Seules six équipes composaient la Ligue nationale de hockey et le train, avec ses fameux passagers du Tricolore, s'arrêtait à la gare de Sutton pour faire le plein d'eau nécessaire au fonctionnement des locomotives à vapeur. L'expo regorge de témoignages et de photos d'époque, où on peut voir les joueurs se jouer des tours. Il paraît que notre Rocket et Émile «Butch» Bouchard ne donnaient pas leur place en matière de pitreries. À voir jusqu'au 29 mars. 450 538-2883.

«Butch» Bouchard, le vrai
Voilà l'occasion de confirmer ou d'infirmer les dires du musée de Sutton puisque nul autre qu'Émile «Butch» Bouchard fait gré de sa présence à l'Économusée du Fier Monde de Montréal ce dimanche, dès 13h30. Souvenirs, poignée de main, séance d'autographes, photos, toute la journée est consacrée à ce défenseur, gagnant de quatre coupes Stanley. Après lui avoir échangé quelques mots, l'hommage se poursuit dans la salle d'exposition où des objets tirés de la collection personnelle du célèbre joueur trônent aux côtés du chandail du premier Match des étoiles en 1947. Jusqu'au 8 mars. www.ecomusee.qc.ca. Richard Leclerc en visite à l'exposition Bienvenue chez Butch Bouchard, en compagnie du grand numéro 3 et de son épouse, Marie-Claire.
Photo : Andréanne Larouche

Complément d'information

En cette semaine du match des Étoiles 2009, saviez-vous qu'Émile « Butch » Bouchard a participé au tout premier match des Étoiles (début de la classique annuelle) le 13 octobre 1947 à Toronto? Il y a 61 ans, en tant que membre de la 1re équipe d'étoiles.

Émile Bouchard est donc le seul membre du CH toujours vivant à avoir participé à ce match historique. (Bill Durnan, Ken Reardon et Maurice Richard faisaient aussi partie de la première équipe d'étoiles de 1946-47; le CH ne comptait aucun joueur sur la 2e équipe d'étoiles cette année-là). En fait, le seul autre survivant de cette équipe mémorable est Milt Schmidt des Bruins, lui aussi membre de la 1re équipe d'étoiles de 1947 et dont le chandail no 15 a été retiré à Boston.

17 janv. 2009

Exposition sur les Canadiens à Sutton : un lancement très couru!

Alain Bérubé
Le Guide, version électronique du 17 janvier 2009Pierre Bouchard et Bob Fillion, deux ex-joueurs du Tricolore, entourent ici Richard Leclerc, organisateur de l'exposition sur les Canadiens à Sutton.
Photo: Alain Bérubé

Un vent de nostalgie soufflait hier sur le Musée des communications et d'histoire de Sutton. Plusieurs dizaines de fans de hockey ont retrouvé leur coeur d'enfant lors du lancement de l'exposition «Les Canadiens passent par Sutton... en train!», présenté les samedis et dimanches jusqu'au 29 mars.

«J'ai moi-même actuellement sept ans et demi! C'est incroyable comment je me sens aujourd'hui», badinait Richard Leclerc, partisan invétéré des Canadiens et organisateur de cette exposition, qui présente une multitude de photos, de coupures de journaux et de souvenirs de tous genres.

On peut également y voir un documentaire relatant des anecdotes vécues à bord des trains par des joueurs tels Émile Bouchard, Elmer Lach et Bob Fillion.

Ce dernier, le «parrain» de l'exposition, était d'ailleurs présent lors du lancement d'hier. Ses yeux brillants révélaient sa grande joie d'être présent.

«C'est impressionnant de voir comment les gens adorent les Canadiens. Je suis très heureux de participer à cette exposition», a déclaré M. Fillion, maintenant âgé de 89 ans et détenteur de deux bagues de la Coupe Stanley.

Pierre Bouchard, qui porte fièrement cinq bagues de la Coupe Stanley et fils d'Émile «Butch» Bouchard, a également assisté au lancement. «Les fans des Canadiens sont plus enthousiastes que jamais. L'exposition de Sutton tombe très bien», mentionne-t-il.

Le maire de Sutton, Kenneth Hill, était parmi les invités lors du lancement. «C'est une belle manière de témoigner de belles pages d'histoire de notre ville. Cela permet de faire connaître notre beau musée à un public encore plus large», dit-il.

Un reportage plus complet sur ce lancement sera publié mercredi prochain, dans Le Guide.

On peut voir cette exposition les samedis et dimanches, de 13h à 18h.

En train avec le Canadien

Maxime Massé
La Voix de l'Est, le samedi 17 janvier 2009D'anciens joueurs du Canadien ont assisté hier à l'ouverture officielle de l'exposition Les Canadiens passent par Sutton en train. Sur la photo, on aperçoit Richard Mireault, le président du Musée des communications et d'histoire de Sutton présentant la vitrine réservée à Bob Fillion, parrain de l'événement, à Tom Griss, conseiller municipal à Sutton.
Photo : Janick Marois

(Sutton) Peu de joueurs du Canadien des années 1940 et 1950 ont regretté l'abandon des longs périples en train au profit du confort de l'avion. À l'époque, c'est à bord du wagon Le Neuville que le Tricolore effectuait le trajet Montréal-Boston, un parcours de huit heures durant lequel l'équipe faisait halte à la gare frontière de Sutton. L'ancien joueur du Canadien, Bob Fillion (1943-1950), a pourtant exprimé beaucoup de nostalgie, hier, lors de l'ouverture officielle de l'exposition retraçant cette période au Musée des communications et d'histoire de Sutton.

«J'aimais beaucoup ça. Les trajets étaient longs, mais on en profitait pour jouer aux cartes. Et comme ça prenait environ 20 heures pour se rendre à Chicago, on avait le temps de se jouer des tours entre nous. On était comme des frères, car nous étions toujours ensemble. C'est sans doute pourquoi nous sommes toujours demeurés amis», raconte l'ancien joueur de centre, aujourd'hui âgé de 88 ans.

L'exposition Les Canadiens passent par Sutton en train! est née d'une conversation au sujet du centenaire du Canadien entre l'instigateur du projet, Richard Leclerc, et le président du Musée. Ce dernier lui a raconté que les enfants s'agglutinaient à la gare de Sutton pour tenter d'apercevoir leurs idoles avant qu'ils partent disputer un match à l'étranger. M. Leclerc a alors saisi la balle au bond et a rencontré Bob Fillion, qui est devenu en quelque sorte le parrain de l'exposition.

Le récipiendaire de deux coupes Stanley, que l'on voit tirer au poignet avec Maurice Richard sur l'une des photographies, a fourni beaucoup de photos et de documents personnels pour le projet, dont un chandail autographié qui sera mis à l'encan silencieux. «À chaque fois que je retourne au Centre Bell, les gens continuent de venir me saluer. C'est un peu pour remettre au public tout ce qu'il m'a donné que j'ai décidé de contribuer à l'exposition», indique celui qui a rendu le numéro dix célèbre, 30 ans avant Guy Lafleur.

Les visiteurs pourront aussi revivre la première époque glorieuse du Canadien à travers de nombreux artefacts et un document audiovisuel mettant en vedette d'anciennes vedettes de la Sainte-Flanelle dont Émile «Butch» Bouchard et Elmer Lach. Des anecdotes aux mauvais coups tels que le «hot foot», tout y passe.

«On allumait un paquet d'allumettes qu'on avait coincé entre la semelle et le soulier d'un joueur endormi», explique M. Fillion. Même le Rocket n'y échappait pas. «Maurice, il ne dormait pas souvent en train, mais il fumait un cigare une fois de temps en temps. Assez souvent, on s'amusait à les cacher un peu partout dans le wagon», dévoile l'ancien du Canadien qui se souvient avoir débarqué à quelques reprises à Sutton le temps de boire une bière.

D'autres anciens du Tricolore dont Norm Dussault, 83 ans, et Émile «Butch» Bouchard, 89 ans, devaient être présents, hier, mais le froid sibérien les a retenus à la maison. Le fils de «Butch», Pierre Bouchard, qui a remporté cinq coupes Stanley dans les années 70, était toutefois sur place. Ce dernier s'est dit heureux de voir une telle exposition relatant les exploits de son paternel et il espère que la campagne orchestrée en faveur du retrait du no 3 de son père se concrétisera dans un avenir rapproché. «C'est toujours flatteur de voir que les gens parlent encore de lui et c'est plaisant de voir que les jeunes prennent le temps de s'informer sur ce qu'il a accompli dans sa carrière. Pour lui, c'est une fierté qui lui donne un regain de vie», dit-il.

Redonner un deuxième souffle au musée

«La raison derrière toute cette exposition, c'est que le musée fonctionnait plus ou moins bien. L'achalandage était à la baisse et on recherchait un moyen pour attirer de nouveaux visiteurs. Lorsque l'idée du Canadien est sorti, on s'est dit qu'on avait trouvé la solution», révèle Richard Mireault, le président du Musée des communications et d'histoire de Sutton. Il espère que le bouche-à-oreille sera suffisant pour que l'exposition soit un succès.

Celle-ci aura lieu les samedis et dimanches, de 13h à 18h, au 30-A, rue Principale Sud à Sutton jusqu'au 29 mars. Richard Leclerc assure que tous les profits seront réinvestis pour financer les prochaines expositions temporaires. La prochaine est prévue pour la fin de l'été et devrait porter sur l'oeuvre de la chimiste culinaire québécoise, Jéhane Benoit, qui a vécu 25 ans à Sutton.

D'ici là, M. Leclerc promet de tout faire en son possible pour attirer d'autres joueurs du Canadien et possiblement la coupe Stanley, question de mousser la popularité de l'exposition.

14 janv. 2009

RDS était là!

Mathieu Jolivet, journaliste de RDS, livrant la conclusion de son reportage dans le Salon Maurice Richard - Photo de Richard Leclerc

Le mercredi 14 janvier, une équipe de RDS est venue visiter l'exposition à Sutton en vue de présenter un reportage au cours de la semaine prochaine. J'ai répondu aux questions de Mathieu Jolivet pendant près de 20 minutes... mais ce n'est pas grave, on me coupera certainement au montage! En voici d'ailleurs la preuve...

Le document a été diffusé le jeudi 22 janvier à 19 h, dans le cadre de l'émission Le Journal du Canadien.

10 janv. 2009

Réouverture du musée de Sutton


Le samedi 10 janvier 2009, le Musée des communications et d'histoire de Sutton accueille ses premiers visiteurs à sa nouvelle exposition sur les Canadiens de Montréal. Il s'agit de messieurs Gaston Lassonde et Normand Bergeron, de Sutton, à qui le musée rappelle de très beaux souvenirs. Kenneth Hill, maire de Sutton, était aussi très heureux de placer le drapeau des Canadiens sur le mat devant le musée. On avait l'air de deux conquérants qui viennent d'atteindre un nouveau sommet!
Photos : Andréanne Larouche

Souvenirs de voyage du CH

Marc Gendron
La Voix de l'Est, 10 janvier 2009
L'organisateur de l'exposition Les Canadiens passent par Sutton en train!, Richard Leclerc, mettait hier la touche finale à ses installations. (NDLR : ...sous l'oeil vigilant de Kenneth Hill, maire de Sutton)
Photo : Alain Dion

(Sutton) Richard Mireault devait avoir onze ou douze ans à l'époque. La nuit tombée, les soirs où le Canadien partait en train pour un match à Boston, il sortait de son lit pour se rendre à la gare de Sutton, à l'insu de ses parents.

«À cette époque là, il n'aurait pas fallu que nos parents le sachent», lance le président du Musée des communications et d'histoire de Sutton.

Avec quelques amis, M. Mireault attendait patiemment le passage du train en provenance de Montréal qui, vers minuit trente, devait chaque fois s'arrêter à la gare de Sutton pour faire le plein d'eau et passer les douanes.

«On espérait apercevoir nos idoles, qu'il s'agisse de Maurice Richard ou Butch Bouchard, reprend M. Mireault, visiblement nostalgique. On voyait les joueurs, mais on ne les reconnaissait pas tout le temps parce qu'on n'avait jamais vu leur visage. Dans ce temps-là, on écoutait leurs exploits à la radio.»

C'est cette histoire qui a inspiré Richard Leclerc, membre du conseil d'administration du musée, pour préparer l'exposition Les Canadiens passent par Sutton en train! qui s'ouvre cet après-midi.

«On cherchait un moyen de diversifier les activités du musée, note M. Leclerc. Je discutais du centenaire du Canadien avec M. Mireault quand il m'a appris que le club de hockey passait par Sutton pour se rendre à Boston à l'époque où les joueurs voyageaient en train. Avec les célébrations du centenaire, je me suis dit que le timing était parfait.»

Riche histoire

À leur entrée dans le musée situé au 30A rue Principale à Sutton, les visiteurs seront accueillis par l'exposition permanente du musée qui retrace l'histoire agricole, économique et ferroviaire de la municipalité. Mis à part un comptoir où des souvenirs du Canadien sont mis en vente et un présentoir où sont exposés des timbres à l'effigie des grandes vedettes de la Ligue nationale de hockey, les références à notre sport national sont rares dans les deux premières salles qui composent le Musée des communications et d'histoire de Sutton.

Mais dès les premiers pas dans le couloir menant à la salle où l'exposition du Canadien est installée, des photos d'équipes de hockey de Sutton et des clichés rappelant les belles années du transport ferroviaire sont visibles.

Les visiteurs feront ensuite leur entrée dans ce que les organisateurs appellent affectueusement le salon de Maurice Richard.

«On s'est inspiré d'une photo prise dans le vrai salon du Rocket, à l'époque où il jouait, pour choisir le mobilier du salon», explique M. Leclerc.

Sur le vieux poste de télévision qui trône dans la pièce, des matches de hockey d'époque seront présentés durant les heures de visite pendant qu'un peu plus haut, sur un écran plat tout ce qu'il y a de plus moderne, un document audiovisuel d'une douzaine de minutes mettant en vedette six anciennes vedettes de la Sainte-Flanelle, soit Émile «Butch» Bouchard, Bob Fillion, Gerry Plamondon, Elmer Lach, Norm Dussault et Phil Goyette sera présenté.

«Nous avons réalisé un peu plus de deux heures d'entrevue avec les anciens Canadiens, relate M. Leclerc. Les entrevues ont été faites au Musée ferroviaire de Saint-Constant, dans le Neuville, le wagon dans lequel les joueurs ont voyagé pendant des années.»

Cette expérience a été un véritable bonheur pour messieurs Mireault et Leclerc qui ont assisté aux retrouvailles de vieux copains.

«Il y en qui ne s'étaient pas vus depuis 40 ans, reprend Richard Leclerc. Même que M. Bouchard était convaincu que certains d'entre eux étaient morts depuis longtemps.»

L'exercise aura été fertile en anecdotes de toutes sortes, les anciens Glorieux ayant des dizaines d'histoires de mauvais coups, d'initiations de joueurs et d'interminables parties de cartes à raconter.

Nombreux artefacts

Le reste de l'exposition est composé de nombreux artefacts retraçant l'une des plus glorieuses époques du Tricolore, soit la période comprise entre 1942 et 1964. C'est à ce moment que les trajets en train ont lentement été délaissés par l'organisation montréalaise au profit des voyages en avion.

Sur les murs, de nombreux clichés issus des collections personnelles de Bob Fillion, de Butch Bouchard et des archives du Canadian Pacific et du Canadian National sont présentés. Au centre de la pièce, des chandails signés Henri Richard et Bob Fillion sont exposés. Ce dernier sera d'ailleurs mis en vente lors d'un encan silencieux qui se déroulera jusqu'à la fin de l'exposition, le 29 mars prochain.

L'exposition compte de nombreuses pièces historiques, mais au dire de MM Leclerc et Mireault, il devrait y en avoir d'autres qui s'ajouteront en cours de route.

«On a déjà reçu des souvenirs qui font partie de la collection personnelle de gens de la région, indique Richard Mireault. On en recevra sûrement d'autres au fil des visites.»

L'exposition Les Canadiens passent par Sutton en train! sera ouverte les samedis et dimanches, de 13 h à 17h, et ce, du 10 janvier au 29 mars. Il en coûte 5 $ par adulte et 2 $ par enfant pour faire la visite. Un forfait familial est aussi disponible au coût de 10 $.

Les Canadiens passent par Sutton... en train!

Richard Leclerc (à droite sur la photo) présente, dès le 10 janvier, l’exposition «Les Canadiens passent par Sutton… en train!». On le voit ici en compagnie d'un ancien joueur du Tricolore, Émile «Butch» Bouchard.
Photo: Julien Archambault-Leclerc

Saviez-vous qu’au début des années 1940, les prolongations ont été abolies en saison régulière, parce que les trains ne pouvaient plus se permettre d'attendre les équipes de hockey et ainsi provoquer d’énormes retards?

C’est ce que vous pourrez entre autres apprendre au Musée des communications et d’histoire de Sutton qui présentera, du 10 janvier au 29 mars 2009, l’exposition «Les Canadiens passent par Sutton… en train!»

Dans ces années où la Ligue Nationale de Hockey ne comptait que six équipes, les Canadiens s’arrêtaient à Sutton, gare frontière entre Montréal et Boston. On en profitait aussi pour faire le plein d’eau, nécessaire au fonctionnement des locomotives à vapeur! C’est ce que nous racontent des citoyens de Sutton comme Richard Mireault, président du musée, qui se rendaient sur les quais de la gare pour tenter d’apercevoir ses idoles.

L’exposition regorge de photos de cette époque, dont quelques-unes provenant des archives du Canadien Pacifique et du Canadien National. On peut y voir des coups que se jouaient les hockeyeurs pour tuer le temps. Il paraît que Maurice Richard et Émile «Butch» Bouchard ne donnaient pas leur place, mais que c’était sans doute Murph Chamberlain qui était le plus taquin, particulièrement avec ses «Hot Foot». Pour en savoir plus, il faudra vous rendre au musée pour y entendre les témoignages de six joueurs de l’époque.

Richard Leclerc, concepteur et responsable de l’exposition, a en effet réussi à réunir, grâce à Bob Fillion, aujourd’hui âgé de 89 ans et qui a joué avec Maurice Richard, ainsi que François Dandenault, père de Mathieu, quelques joueurs au musée Exporail de Saint-Constant, le 19 décembre dernier, pour réaliser un film à bord du wagon Le Neville du Canadien Pacifique, qui a jadis servi à les transporter. On y retrouve, en plus de monsieur Fillion, Elmer Lach, Émile «Butch» Bouchard, Phil Goyette, Gerry Plamondon et Normand Dussault.

En plus des photos, dont quelques-unes sont autographiées, et de la vidéo, qui sera présentée dans le Salon Maurice Richard, une reconstitution du salon de l’amateur des années 50, on pourra aussi admirer quelques artéfacts de la Sainte-Flanelle.

À voir tous les samedis et dimanches, de 13 h à 18 h, dès le10 janvier. Information: Richard Leclerc, 450 538-2883.

Des ex-joueurs du Canadien à Saint-Constant

Mélissa Guillemette
Le Reflet, 3 janvier 2009
L'Exporail a reçu les vétérans de Canadiens l'espace d'un tournage.
Photo - Judith Cailhier

SAINT-CONSTANT - Un wagon de train du Musée ferroviaire canadien s’est transformé en point de rencontre pour des étoiles du hockey des années 1940 et 1950 le 19 décembre.

Les anciens joueurs participaient à un tournage pour le Musée des communications et d’histoire de Sutton, qui prépare une exposition pour faire revivre au public l’époque où le tricolore se déplaçait en trains. Les capsules tournées défileront dans un téléviseur noir et blanc dans la salle d’exposition.

Le wagon Neville, conservé au musée de Saint-Constant, est identique au souvenir de Norm Dussault qui a joué pour le Canadien entre 1947 et 1951. L’homme de 83 ans y a passé beaucoup de temps puisque le plus court des trajets était celui entre Montréal et Boston et durait huit heures.

«C’était long, mais ça ne paraissait pas, se souvient M.Dussault qui empochait 7 000 $ par an à l’époque. On s’occupait, on faisait tout pour se désennuyer. Par exemple, deux gars se pognaient par les cheveux et c’était celui qui jetait l’autre à terre. Je n’étais pas gros, moi, je n’avais pas de chance! On avait du fun dans ces trains-là.»

Gerry Plamondon, qui a joué pour le tricolore entre 1945 et 1951, garde aussi de bons souvenirs. «On jouait au cœur toute la journée.»

Bob Fillion, lui qui a porté le chandail bleu, blanc, rouge de 1943 à 1950, mentionne aussi les magouilles illégales qui s’y tramaient. Le train arrêtait alors à Sutton pour que les bagages soient inspectés avant de passer la frontière américaine ou de rentrer à Montréal. «Les joueurs cachaient des cigarettes américaines pour leurs amis», raconte-t-il au Reflet, un paquet de cartes de hockey à son effigie dans les mains.

Le réalisateur de la vidéo et membre du conseil d’administration du musée de Sutton, Richard Leclerc, a entendu plusieurs histoires cocasses au cours du tournage à Saint-Constant.

«Les joueurs aimaient se jouer des tours à bord du train. Ils m’ont entre autres parlé du hot foot. Quelqu’un coinçait un carton d’allumettes entre la semelle et le soulier d’un joueur et l’allumait pendant qu’il jouait aux cartes. Le joueur finissait par avoir chaud aux pieds… Ils ont brûlé plusieurs souliers comme ça, il parait!»

Il a aussi entendu parler des initiations des recrues, «mais les hommes sont restés discrets sur le sujet. Ça semblait parler de rasage de certaines régions du corps, alors que le train était en mouvement, donc que ça brassait. Il a dû y avoir des coupures!»
La frousse

En train, Montréal-Chicago se faisait en vingt heures. Lorsque les joueurs arrivaient trop à la dernière minute pour une partie à Chicago, la police les escortait à travers la ville.

«On était toujours en retard, donc on nous sortait du train à 20 milles du stade et on roulait de l’autre côté des tramways avec la police et leurs sirènes pour sauver du temps», raconte Gerry Plamondon, l’un de rares joueurs des Canadiens à avoir reçu trois étoiles au cours d’un même match.

Son énorme bague de la coupe Stanley au doigt, il raconte que son collègue Bill Durnan, gardien de but de l’époque, avait eu une incroyable frousse à rouler si vite dans la ville. «Il a eu tellement peur qu’il a mangé son billet de train!»

Émile «Butch» Bouchard, 89 ans, a lui aussi eu la peur de sa vie sur la route. «On a manqué de tomber en bas d’un pont une fois, raconte l’homme venu témoigner. Le train allait dérailler!»

Vie de famille

Gerry Plamondon assure qu’il dormait bien dans les lits superposés. «On se couchait tellement fatigués qu’on dormait tout de suite.» Les recrues occupaient les lits du haut, alors que les vétérans dormaient dans les lits du bas. «Il n’était pas question qu’on laisse l’échelle pour m’aider à descendre. Maurice Richard, qui dormait en-dessous de moi, aurait pu se frapper la tête dessus», dit-il.

Outre le tronçon entre Détroit et Chicago, où seuls des sandwichs étaient servis, la nourriture, «c’était le best» à bord des wagons. «On nous donnait 14 $ par jour pour manger dans les dinners, et en plus, le steak était payé avant la partie», se souvient M. Plamondon.

Richard Leclerc a constaté que les voyages en train rapprochaient les joueurs à l’époque. «Ils sortaient d’un match et embarquaient tous dans le train pour aller en jouer un autre. Ils étaient donc toujours ensemble. Forcément, ça soudait l’esprit d’équipe.»

Gerry Plamondon ajoute que c’était plus qu’une équipe, «c’était comme une famille»! Phil Goyette et Elmer Lach étaient également présents pour le tournage.

Les joueurs des Canadiens ont commencé à prendre l’avion dans les années 1960. Six nouvelles équipes s’étant ajoutées à la ligue nationale en 1967, aussi loin qu’en Californie, prendre le train s'avérait parfois impossible.

L’exposition Le Canadien passe par Sutton se tiendra les samedis et dimanches, jusqu’au 29 mars, au Musée des communications et d’histoire de Sutton.

Quand le Canadien de Montréal prenait le train...

Éric Clément
La Presse, le 28 décembre 2008

Bob Fillion, Phil Goyette, Émile «Butch» Bouchard,Elmer Lach, Gerry Plamondon et Normand Dussault ont bien connu l'époque des voyages en train avec le Canadien.
Photo: David Boily, La Presse

À l'occasion des 100 ans du Canadien de Montréal, le Musée des communications et d'histoire de Sutton présentera dès le 10 janvier une exposition retraçant l'époque où l'équipe du Canadien de Montréal utilisait régulièrement le train pour aller jouer des matchs à l'étranger.

Amateur de hockey et membre du conseil d'administration du Musée des communications et d'hisstoire de Sutton, Richard Leclerc a eu l'idée d'organiser une exposition sur le Canadien quand il a appris qu'à l'époque où il y avait six équipes dans la Ligue nationale de hockey, le Tricolore passait par Sutton pour se rendre à Boston.

«Le train s'y arrêtait durant une vingtaine de minutes, dit-il. Sutton était une gare frontière et le train en profitait pour faire son plein d'eau. En faisant des recherches, notamment dans les archives du CN et du CP, j'ai trouvé plein de photos des joueurs du Canadien dans le train et dans les gares.»

L'exposition couvre la période 1942-1964. Les amateurs du Canadien pourront découvrir de nombreuses photos, notamment de Maurice Richard, des chandails, des patins, des bâtons et des objets ayant appartenu aux joueurs ou à des collectionneurs.

«Les amateurs pourront voir comment les joueurs passaient leur temps dans le train, dit M. Leclerc. À l'époque, Montréal-Boston durait huit heures et ça prenait 20 heures pour faire Montréal-Chicago. On a plein d'anecdotes de ces moments-là, quand les joueurs quittaient Montréal à 23h après le match du samedi pour se rendre à Chicago.»

Plusieurs des joueurs qui ont fait la renommée de la sainte Flanelle dans les années 40 et 50 ont accepté de raconter ce qu'ils faisaient dans ces trains. Les visiteurs de l'exposition pourront donc les voir et les entendre relater leurs souvenirs. La Presse a ainsi rencontré Elmer Lach (1940-1954), Émile «Butch» Bouchard (1941-1956), Bob Fillion (1943-1950), Gerry Plamondon (1945-1951), Norm Dussault (1947-1951) et Phil Goyette (1956-1963) lors de l'enregistrement de ces confidences au Musée ferroviaire canadien de Saint-Constant.

Visiblement heureux de se retrouver ensemble dans le wagon Le Neuville où ils ont passé tant d'heures, ils ont commencé par signer des photos et des chandails qui se retrouveront à l'exposition. Avec le journaliste La Presse André Trudelle, aujourd'hui retraité, ils n'ont pas tardé à se rappeler de ces moments passés ensemble... il y a souvent plus d'un demi-siècle.

«Après chaque match du samedi, on mangeait dans le train et on dégustait de la bière, dit l'ancien centre Phil Goyette. Les joueurs jouaient au bridge ou aux coeurs. Béliveau lisait. On parlait de nos victoires. On ne jouait pas d'argent car on n'en avait pas beaucoup.»

«Maurice Richard ne jouait pas aux cartes, ajoute l'ex-ailier gauche Gerry Plamondon. Mais il passait derrière les joueurs et indiquait aux autres où était la dame!»

Il y en avait toujours un pour faire des tours aux autres dans les wagons. Le «hot foot», par exemple. Ça consistait à allumer une pochette d'allumettes qu'on avait coincée dans la semelle du soulier d'un joueur pendant qu'il relaxait ou qu'il jouait aux cartes. Murph Chamberlain était un de ceux qui aimait particulièrement faire ce genre de blagues.

«Quand ça commençait à chauffer, le gars faisait un maudit saut puis tapait du pied car ça lui faisait toute une chaleur», raconte Bob Fillion, aujourd'hui âgé de 88 ans.

Elmer Lach a 91 printemps. Il est le plus âgé des anciens Canadiens. Il se rappelle que lorsque la locomotive entrait en gare de Chicago avec du retard, «on enfilait notre équipement dans le train et on allait directement sur la patinoire après avoir pris des taxis».

Des initiations pratiquées sur les recrues étaient aussi organisées à bord des trains. «Je me débattais, se souvient Phil Goyette, mais quand t'avais des colosses comme (Dollard) St-Laurent ou Maurice Richard sur le dos, ce n'était pas facile! Parfois, ils te coupaient les cheveux lors des initiations et ils le faisaient tellement mal que certains prenaient des casques protecteurs le lendemain! Parfois, ils nous rasaient des parties que tu peux imaginer. On passait au cash!»

«Quand un nouveau arrivait, il devait embrasser la médaille, mais en fait, c'était la fesse d'un joueur, et souvent celle d'Erwin «Murph» Chamberlain», ajoute Bob Fillion en riant. Gerry Plamondon dit que les joueurs finissaient à un moment donné par se coucher à la demande de l'entraîneur. Ils se réveillaient pratiquement à leur arrivée à destination.

Parmi les anecdotes racontées pour l'exposition figurent celles de Butch Bouchard. Haïssable à souhait avec ses partenaires, il a enfermé une fois son co-chambreur Cliff Goupille dans un garde-robe! Dans le même hôtel, le Royal York de Toronto, le défenseur renommé pour ses solides mises en échec avait glissé des couteaux et des fourchettes en argent de l'hôtel dans les bagages de Murph Chamberlain et de Phil Watson, évidemment à leur insu.

«Il a ensuite appelé la réception pour leur dire qu'il avait vu des gars se sauver avec l'argenterie, dit en éclatant de rire son fils, Jean Bouchard. Il s'est ensuite placé avec Bob Fillion derrière une colonne et ils regardaient leurs collègues se démener avec la sécurité de l'hôtel!»

«Murph et Phil n'ont jamais su qui avait fait le coup, dit Butch Bouchard, aujourd'hui âgé de 89 ans. Y'a plus de danger pour moi aujourd'hui, ils sont tous les deux morts!»

Butch Bouchard faisait des farces mais il était aussi très aimé et respecté par ses coéquipiers. Le jour de l'enregistrement, quand Butch est arrivé sur une chaise roulante (il s'est blessé à la hanche il y a un an), Norm Dussault s'est penché vers lui et lui a glissé doucement: «En tout cas, Butch, je te remercie pour toutes les fois où tu m'as défendu.»

Un moment après, Norm Dussault a expliqué que quand il se retrouvait à confronter des durs à cuire, comme Bep Guidolin, des Bruins, ou John Mariucci, des Blackhawks, il était bien heureux de pouvoir compter sur la force de Butch Bouchard.

Un jour, le Canadien n'a plus pris le train mais l'avion. «Les premiers à prendre l'avion, ce furent les Bruins dans les années 48-50 car les deux gars de Art Ross étaient des pilotes», dit Gerry Plamondon. Les joueurs n'ont pas regretté ces longues heures à se faire secouer dans les tortillards canadiens, loin d'être des TGV.

Butch Bouchard a raconté que les Glorieux ont même vécu un déraillement qui aurait pu avoir de graves conséquences. «Un jour, on a déraillé en arrivant à Montréal. On était suspendu à 40 pieds dans les airs et en bas, c'était le fleuve! On n'a jamais su ce qui était arrivé. On aurait pu tous y passer. Moi, je suis sorti par un châssis!»

L'exposition consacrée au Canadien de Montréal dans les trains se tiendra du 10 janvier au 29 mars prochains, les samedis et dimanches de 13h à 18h, au Musée des communications et d'histoire de Sutton, 30 A, rue Principale sud à Sutton.